I.A.: Beaucoup d’artifice pour peu d’Intelligence

pROGRESSION

Cette série d’articles se propose d’explorer les tenants et aboutissants de l’IA et des langages de modélisation.
En examinant les aspects éthiques, les implications pratiques et les stratégies de déploiement, l’objectif de cette série d’articles est de démystifier l’IA tout en vous offrant toutes les clés pour en tirer le meilleur parti possible au sein de votre activité

Ah, l’intelligence artificielle, ce merveilleux monde où chaque  M.A.J. est vendue comme la révolution qui va, cette fois ci, vraiment tout changer.

Bienvenue dans la douille permanante de l’IA, où les “innovations” s’accumulent à un rythme tel que même les influenceurs dédiés et autre gratte papiers peinent à suivre le rythme en prétendant que le dernier bout de code vendu en format S.A.S. pour 20 euros par mois est le messie technologique que nous attendions tous.

Le marché de l’IA, c’est un peu comme une émission de télé-réalité : beaucoup de bruit pour pas grand-chose, des acteurs qui jouent leur rôle à la perfection et un public captif qui suit le spectacle, épisode après épisode. Chaque nouvelle fonctionnalité est accueillie par des trompettes virtuelles, proclamant le début d’une nouvelle ère, et pourtant généralement, la seule évolution c’est celle des chiffres d’affaires des entreprises qui la vendent.

Ensuite viennent les débats éthiques, transformés en parfait outil marketing. “Regardez comme nous sommes vertueux, on a banni X ou Y mentions problématiques de notre language model“, clament les entreprises, pendant qu’elles exploitent tranquillement les données personnelles de leurs utilisateurs à échelle industrielle. Mais bon, GPT maitrise le language inclusif donc ca passe.

Les utilisateurs, en vérité spectateurs, croient participer à une nouvelle aube technologique, alors qu’ils ne font que remplir les coffres de ces mêmes entreprises de leur données et dollars. Ils reçoivent en échange un produit aussi édulcoré, fade et surtaxé que les autres produits en souscription qu’ils payent déjà tout les mois de Netflix à Amazon en passant par UberEats.

Comme une fabrique du consentement digitale les limites des languages models auquels les utilisateurs finaux ont accès sont dictés par le besoin permanant de contrôle et censure opérés par ceux qui tiennent la techno. Vendre un produit volontairement bridé à prix d’or ne suffit pas il faut en plus par le nudging restreindre les réponses par la censure et se faisant restreindre la reflexion et la capacité de conceptualisation des individus.

La moralité est pourtant une considération humaine qui dépasse toute analyse que peu en faire un language model, en retirant aux utilisateurs le droit d’interpréter, questionner et réflechir, on donne en réalité aux entreprises le pouvoir d’imposer une vision du monde préfabriqué. 

En somme, l’IA n’est pas tant une révolution technologique qu’une série dramatique où les véritables bénéficiaires sont ceux qui écrivent le script et vendent les billets. Les utilisateurs ? De simples figurants, applaudissant à chaque nouvel épisode. Persuadé de participer à la nouvelle ruée vers l’or qui va tout changer. Ils ne sont en réalité pas si différent des jeunes filles qui voyant Cardi B ramasser des millions via son OnlyFans décident de se lancer dans le projet disruptif de vendre de leur personne pour finalement se retrouver à vendre leurs fesses en format pixel pour 20 balles par mois.

Le but de cette série d’article n’est pas de vendre une perspective marketing alarmiste de l’I.A. ni de moquer ceux qui sont déjà convaincu par cette cette techno. Il s’agit simplement de partager des considérations d’usages ainsi que des best practice pour utiliser le produit efficacement plutôt que d’être utilisé par celui-ci.

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